5h40 : un bruit de moteur nous réveille en sursaut. Un bateau sort en mer par notre canal ! Nous sommes pris d'une légère inquiétude car le gars qui nous a indiqué la plage a précisé qu'on pouvait y camper... à condition de ne pas se faire choper par la police.
Au troisième bateau qui passe, nous sommes franchement réveillés sans espoir de nous rendormir. Nous rangeons la tente. Tout est humide de rosée, il faut étendre la toile sur les buissons. Vers 7h00, nous pouvons partir.
En ville, nous voulons nous assurer qu'un bateau part bien pour Tulcea ou St.Georghe demain (pas question de rater notre avion qui décolle dimanche matin), et aussi trouver un canoë ou n'importe quelle embarcation pour visiter le delta.
A la Navrom (administration nationale des bateaux), il n'y a pas de navette le samedi. Il y a apparemment une compagnie privée de bateaux, mais les billetteries sont fermées ou introuvables. Et pas question qu'on nous dise, demain au moment d'embarquer : "Ah ben non, vous ne pouvez pas monter, vous n'avez pas de billet, il fallait l'acheter à tel endroit ; ah, c'est fermé ? Ah ben tant pis, vous restez là." Aucun horaire n'est affiché nulle part, bien sûr.
Comme on ne peut rien résoudre de ce côté-là, nous allons visiter le delta. Antoine téléphone au gars d'hier pour accepter un tour en bateau. Comme il parle un peu français, nous espérons, par la même occasion, lui demander des renseignements à propos des navettes fluviales.
Nous le retrouvons à l'Irish Pub, qui doit être en quelque sorte son QG. Sur le guide ornitho, il nous montre les oiseaux observables dans le coin. Il a une grande goule, mais il est sympa. A 10h00, il nous conduit à un bateau et nous partons sur le Danube.
Le chenal vers la mer est très long car l'embouchure du fleuve avance sans cesse dans la Mer Noire. Nous voyons des pélicans de tout près. En Mer Noire, nous débarquons sur un banc de sable pour aller voir des nids de Goélands pontiques. Habitués aux réserves naturelles françaises, nous sommes un peu choqués de déranger les oiseaux au point d'approcher jusqu'à leur nid, mais cela semble l'usage par ici.
Nous mettons un joli Goéland ichthyaète dans les jumelles, jetons un coup d'œil sur l'Ukraine puis repartons. Nous approchons de roselières, il y a plein d'oiseaux partout (guifettes, spatules, aigrettes, canards...), c'est chouette. Nous trouvons frustrant de ne pas pouvoir pénétrer plus avant dans ces espaces : ils doivent receler encore tellement d'oiseaux potentiellement inconnus... Le retour à Sulina s'effectue par les canaux tracés entre les roseaux.
Là, nous cherchons à nouveau le bateau pour demain (heure, lieu, billets), en vain. Nous ne comptons plus les allers-retours sur les quais. Incertains de partir, nous quittons la ville pour manger : le moral ira peut-être mieux quand l'estomac sera plein. Nous nous posons au bord d'un étang.
Un pêcheur nous interpelle alors que nous repartons en direction de la ville. Il a trouvé un Plongeon catmarin (!) qui semble coincé entre des rochers, il a besoin d'aide pour sortir l'oiseau de là. Le plongeon s'envole finalement de peur à notre approche (à quelques cm), puis nous discutons un peu avec le pêcheur. Il dit venir de Bucarest et emprunter régulièrement la navette rapide. Il y en a une qui part demain, à 7h00. Il faut être sur place à 6h00, puis prendre les billets sur le bateau. Ça y est, nous tenons nos infos !!
C'est plutôt soulagés que nous revenons en ville chercher une chambre pour la nuit. S'il faut être sur les quais dès 6h00, nous préférons éviter le séchage et le pliage de la tente demain matin.
Sur les quais, justement, les gens se marrent un peu de nous voir repasser pour la énième fois... Nous frappons à de nombreuses portes avant de trouver une chambre à la Casa Jean Bart, indiquée par le Routard. C'est un peu vieillot, mais cela nous permet de poser enfin nos sacs.
Le chenal vers la mer est très long car l'embouchure du fleuve avance sans cesse dans la Mer Noire. Nous voyons des pélicans de tout près. En Mer Noire, nous débarquons sur un banc de sable pour aller voir des nids de Goélands pontiques. Habitués aux réserves naturelles françaises, nous sommes un peu choqués de déranger les oiseaux au point d'approcher jusqu'à leur nid, mais cela semble l'usage par ici.
Nous mettons un joli Goéland ichthyaète dans les jumelles, jetons un coup d'œil sur l'Ukraine puis repartons. Nous approchons de roselières, il y a plein d'oiseaux partout (guifettes, spatules, aigrettes, canards...), c'est chouette. Nous trouvons frustrant de ne pas pouvoir pénétrer plus avant dans ces espaces : ils doivent receler encore tellement d'oiseaux potentiellement inconnus... Le retour à Sulina s'effectue par les canaux tracés entre les roseaux.
Là, nous cherchons à nouveau le bateau pour demain (heure, lieu, billets), en vain. Nous ne comptons plus les allers-retours sur les quais. Incertains de partir, nous quittons la ville pour manger : le moral ira peut-être mieux quand l'estomac sera plein. Nous nous posons au bord d'un étang.
Un pêcheur nous interpelle alors que nous repartons en direction de la ville. Il a trouvé un Plongeon catmarin (!) qui semble coincé entre des rochers, il a besoin d'aide pour sortir l'oiseau de là. Le plongeon s'envole finalement de peur à notre approche (à quelques cm), puis nous discutons un peu avec le pêcheur. Il dit venir de Bucarest et emprunter régulièrement la navette rapide. Il y en a une qui part demain, à 7h00. Il faut être sur place à 6h00, puis prendre les billets sur le bateau. Ça y est, nous tenons nos infos !!
C'est plutôt soulagés que nous revenons en ville chercher une chambre pour la nuit. S'il faut être sur les quais dès 6h00, nous préférons éviter le séchage et le pliage de la tente demain matin.
Sur les quais, justement, les gens se marrent un peu de nous voir repasser pour la énième fois... Nous frappons à de nombreuses portes avant de trouver une chambre à la Casa Jean Bart, indiquée par le Routard. C'est un peu vieillot, mais cela nous permet de poser enfin nos sacs.
Nous repartons en direction de Crişan pour trouver un petit bois où il y a apparemment des oiseaux à observer. Nous n'en finissons plus de sortir de Sulina : des maisons s'élèvent loin du centre-ville, il fait très chaud, les pieds sont douloureux même si les dos ne portent plus les kilos habituels. Par bonheur, le petit bois tient ses promesses : Faucon kobez, Gobemouche nain, Rollier (!!), Pie-grièche à poitrine rose et bien d'autres. Formidable !!
Le soleil est déjà bas sur l'horizon quand nous prenons le chemin du retour, le long d'un canal. A un carrefour, nous croisons deux jeunes dans une charrette. Ils essaient de discuter avec nous (en roumain), puis nous proposent de monter derrière eux dans la charrette (une "un cheval"). Et hop ! Demi-tour vers le petit bois ! Il n'y a pas moyen de prendre de photos nettes tellement ça cahote. Ils nous ramènent ensuite en ville, embarquant deux autres jeunes au passage. Ceux-ci parlent un peu anglais, et la conversation roule sur un sujet universel : le foot !
Nous tournons et virons dans cette ville, dans les faubourgs glauques et poussiéreux. Le cheval est visiblement fatigué, mais le conducteur n'en a pas grand-chose à faire et continue à fouetter la pauvre bête. La promenade est amusante, mais nous nous demandons quand même s'il n'y a pas un tantinet de foutage de gueule et s'ils ne nous trimballent pas comme on exhiberait des animaux de foire... A l'arrivée, nous leur tendons un billet, ils avaient l'air de l'attendre.
En ville, ce n'est pas facile de trouver un resto car il y a les bars sont bien plus nombreux. Le plat de poisson, du "sonn", est délicieux. Nous ne traînons pas à rentrer au Jean Bart, car demain, nous nous levons tôt.
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