De Cluj-Napoca à Campeni, vendredi 27 avril 2012

Notre voyage commence à Cluj-Napoca, où nous arrivons dans la matinée, 10h45 heure française, mais l'heure roumaine est décalée (d'où un problème ultérieur) : il est 11h45 à Cluj.

Hélés par des taxis dès notre sortie de l'aéroport, nous montons dans un qui nous emmène dans le centre de la ville, où nous pourrons changer des euros et acheter à manger. Nous entrons dans quelque chose qui ressemble à un souk en mieux rangé, avec des étalages partout et de toutes sortes. Pas facile de choisir ce qu'on va manger, pas facile de le demander. Antoine apprend "mulţumesce" (merci). Premier contact : les Roumains sont très serviables.
Nous avons besoin d'eau. Nous voyons une bouteille transparente, le vendeur nous la propose comme étant de la palinka, à 30 RON. Une fois converti en euro, c'est un peu cher pour de l'eau, mais nous payons, un peu dépassés par ce qui nous entoure. Ce n'est qu'en la débouchant que nous constatons que c'est de l'eau... de-vie ! De la prune et sans doute bien dosée. Heureusement, nous trouvons de l'eau plus loin, mais nous avons alourdi nos sacs d'1kg inutile et nous risquons de le sentir quand nous serons dans les montagnes...
Le "centre" où le taxi nous a déposés n'est pas du tout le centre-ville de Cluj. Nous marchons un bon moment avant de pouvoir nous repérer sur le plan du Guide du Routard. Une fois localisés, nous cherchons la gare, puis la gare routière. Ça, c'est plus dur parce-que l'une n'est pas du tout à côté de l'autre.
Etape suivante : trouver un bus pour la direction d'Arieşeni. Il y en a un, mais à 17h30. Je mets ma montre à l'heure, prenant en compte 1h de décalage horaire.

Comme nous avons largement le temps, nous prenons un taxi pour retourner dans le centre-ville. Le taxi sera d'ailleurs un de nos moyens de transport privilégiés en Roumanie en ville (à la carte et pas cher). Nous déjeunons dans une pizzeria, la Piazzetta, dans une sorte d'impasse couverte. Les pizzas sont bonnes et calent un coin.
Petit tour à l'office du tourisme pour trouver un plan de la ville et une carte des Apuseni, les montagnes où nous souhaitons randonner. Pour le plan de ville, il n'y a pas de problème ; pour la carte, on nous conseille de nous rendre dans une galerie commerciale où nous trouverons une boutique dédiée au camping. Nous tentons tant bien que mal de suivre les indications de directions, en anglais, avant de revenir bredouilles et penauds à l'office du tourisme... La deuxième tentative nous mène au centre commercial en question, mais la boutique ne vend pas la carte recherchée. Chou blanc.

Nous avons toujours du temps devant nous, alors nous visitons l'église St-Michel. Elle est assez jolie, de style gothique finissant : en fait, elle ressemble aux églises françaises, nous ne sommes pas dépaysés.
Pour le "4 heures", une glace est la bienvenue, car il fait très chaud, beaucoup plus chaud que ce à quoi nous nous attendions. Un groupe de Français se pose à côté de nous ; nous saisissons notre chance et parvenons, après force palabres, à leur refiler la palinka ! Au prix d'achat, encore mieux ! Nous étions pourtant prêts à la donner, coûte que coûte, du moment qu'elle ne nous encombrerait plus... Elle sert aussitôt de désinfectant pour un orteil blessé. Nous, ça nous fait 1kg de moins à porter.
Il est l'heure de retourner à la gare routière, via la boutique de camping pour trouver une recharge de gaz pour le réchaud. Nous prenons à nouveau un taxi (2 fois moins cher que le précédent, hum hum) et arrivons à la gare routière avec une avance confortable pour le bus de 17h30.
A 17h00, nous nous mettons à la recherche du bus. En vain. Nous nous adressons à la dame du guichet d'informations ; elle nous renvoie presque balader : "Je vous avais dit 17h30 !!!" Ben quoi, il est 17h15, non ? Non, en fait, il est 19h15. Je m'étais trompée de sens en changeant l'heure de ma montre...
Une chance, le bus d'en face part immédiatement pour Campeni. C'est notre direction, nous sautons dedans. Enfin, si on peut dire parce-qu'il est archi-comble. C'est à dire que la moitié des passagers est debout dans l'allée... Antoine se retrouve juché sur un pied sur un rebord au-dessus de l'escalier, et moi-même coincée à l'entrée de l'allée. A l'arrêt suivant, d'autres personnes montent ! On se demande comment c'est possible, mais nous nous entassons : quand il y a de la place pour 50, il y en a pour 80 ! Heureusement, à certains arrêts, les gens renoncent à monter. Cette situation dure quelques 2 heures et demi. Ce qui est rassurant, c'est que nous ne risquons rien : le tableau de bord et le pare-brise sont tapissés d'images de la Vierge, du Christ et de tous les saints possibles : on est sous protection (hum) ! Le bus finit par se désemplir (on ne peut tout de même pas dire "vider"), et nous faisons le dernier quart d'heure assis. Sur une seule place pour nous deux.

Quand nous arrivons à Campeni, il est 22h30. Où dormir ? Nuit noire, bled mort, à part des Roms qui nous accostent et des fêtards en vadrouille. Nous faisons le tour du centre-ville, puis entrons finalement dans un truc qui s'appelle "hôtel" mais dont la réception se trouve dans une salle de jeux enfumée. Nous y trouvons quand même une chambre, ouf. La douche est amplement méritée, le lit aussi.

De Campeni à Albac, samedi 28 avril 2012


Nous rangeons les sacs, et c'est parti. A Campeni, nous trouvons des croissants fourrés à grignoter en guise de petit déjeuner et de la nourriture supplémentaire, mais toujours pas de carte des Apuseni : "Ça n'existe pas" nous répond-on. Au passage, Antoine, qui m'attend avec les sacs devant un magasin d'alimentation, se fait soutirer des granys par 2 gamins pilotés par une vieille rom qui avait bien compris que cet étranger n'était pas tout seul et que de la nourriture allait bientôt sortir du magasin... Cela nous confirme que les Roumains et les Roms sont bien deux populations différentes.

A la gare routière, nous cherchons un bus pour nous emmener un peu plus loin dans les Apuseni. Un gars propose de nous conduire. On ne saura jamais si c'était réellement un taxi, sans doute pas. Nous montons dans une vieille Dacia 1300 inspirée de la R12, avec un auto-radio qui ne fonctionne que quand on lui tape dessus : le gag !
Notre chauffeur conduit moitié à gauche et pas doucement, double charrettes et camions dans les virages, se retrouve face à un autre camion, etc. On n'est pas attachés, pourquoi faire ? Pour autant, il n'y a pas de raison de s'inquiéter puisque les images pieuses ornent le tableau de bord. Aucune voiture ne circulant moitié vide, un troisième passager voyage avec nous. Il tente de discuter avec Antoine dans une langue ignorée de nous, mélange de roumain, d'anglais, d'allemand, de français.Ils ont l'air d'arriver à se comprendre...
Une fois à Albac, nous cherchons encore une carte et finissons par en trouver une... affichée au mur ! A part ça, dans les magasins, le refrain est le même :"ça n'existe pas". Heureusement qu'Albac est indiqué partout comme un "centre touristique", sinon on ne le croirait pas. Nous partons donc pour 2 jours de randonnée en montagne, dans une région inconnue, sans carte.


Au premier virage de la route forestière choisie, nous tournons à gauche, puis le chemin disparait et nous continuons quelques heures à travers les bois et par-dessus les barrières. Plus loin, nous retrouvons un chemin. Nous en profitons pour manger et observer nos premiers oiseaux intéressants.
Le chemin se fait la malle peu après... Finalement, nous atterrissons dans une cour de ferme. Deuxième rencontre avec les locaux : "Andrea ! ... inglesa!" Nous nous trouvons rapidement entourés par toute la tribu et l'unique anglophone du coin, une fille de 16-17 ans, nous mène un peu à l'écart pour nous montrer notre chemin : "pour aller dans la vallée (où nous supposons qu'il y a une route), il faut descendre". Le sentier nous mène effectivement à la route et de là, à Horea.
Nous y faisons une petite pause près de la rivière (absolument dégoûtante tellement elle charrie de saletés), ce qui nous permet d'observer un grimpereau des bois,un cincle plongeur et une bergeronnette des ruisseaux. Peu après, un panneau indique un chemin balisé à gauche. Nous l'empruntons sans hésiter et sans savoir où il va. Il monte dans les bois, entre les charrettes et les maisons de bois, les chevaux, les cochons, les vaches, etc. Dans les champs, nous voyons partout des gens qui labourent avec une charrue tirée par un cheval. C'est surprenant, au début. Plus on monte, plus on trouve d'oiseaux : Mésange noire, Pipit des arbres, Hirondelle rustique... et même Mésange lugubre !


Nos sacs sont lourds, aussi sommes-nous plutôt contents de les déposer enfin sur une minuscule plateforme dans les bois, à flanc de montagne. Nous dînons avec les nouilles achetées à Cluj et sommes en train de ranger le repas lorsqu'un gars nous interpelle depuis le chemin en contrebas, qu'on croyait désert : "No ! no !"Antoine descend parlementer avec lui et il accepte finalement de nous laisser dormir ici : il s'agissait sûrement, d'après ce que nous comprenons, de ne pas faire de feu.
Avant de rentrer dans la tente pour la nuit, nous déposons nos sacs loin du campement, puis le sac de nourriture encore plus loin, à cause des ours qui vivent peut-être dans le coin.

Entre Albac et Gărda de Sus, dimanche 29 avril 2012


Nous récupérons les sacs et plions la tente, le petit déjeuner est expédié, puis nous repartons dans la forêt avec nos gourdes presque vides. Il nous faut trouver rapidement un moyen de les remplir. Nous croisons des ruisseaux mais sommes méfiants car des troupeaux paissent sans doute dans le coin. La soif devenant la plus forte, nous buvons quelques gorgées à un ruisseau dont l'eau semble filtrée par la terre et les feuilles mortes.
Nous croisons des voitures de Roumains endimanchés qui descendent dans la vallée.Peut-être à la messe, car nous sommes dimanche. Plus loin, nous nous faisons dépasser par une charrette "deux chevaux" lourdement chargée. Quand elle s'arrête, un des hommes nous aborde. Antoine lui demande si nous sommes bien sur le chemin pour Gărda ("Da da !"), puis si on peut trouver de l'eau dans le secteur. Pas de problème, répond-il, il y a des sources partout. Effectivement, de l'eau ruisselle quelques mètres plus loin. Nous remplissons une demi-bouteille, persuadés de trouver d'autre eau plus accessible un peu plus loin. Mais en fait de source, c'était la seule du sentier, et la demi-bouteille est très vite vidée.


Un peu plus loin, le sentier débouche dans un village dans la montagne. Nous nous asseyons près d'une petite église. Un couple de personnes âgées en sort, la dame en foulard, l'homme en chapeau, et ils nous font un brin de conversation en roumain. Nous ne nous comprenons pas grand-chose, mais c'est sympathique.

Le chemin se poursuit, à nouveau dans des bois puis jusqu'à une cour de ferme.Nous traversons des prés et rattrapons un autre chemin à hauteur d'un abreuvoir. L'eau semble limpide à la sortie du tuyau, nous remplissons donc les deux bouteilles, cette fois, en nous promettant de la faire bouillir. On ne sait jamais.
Nous pique-niquons au bord du chemin un peu plus loin. Un accident de réchaud fait renverser une partie de l'eau qui bouillait. Heureusement, il nous en reste assez pour le début de l'après-midi et la cuissons des pâtes. Eh oui, encore des pâtes ! C'est notre menu invariable depuis le début de la rando : pâtes plates sans sel, fromage (caşcaval), saucisson. Pas mauvais, du moins au début. Finalement, Antoine trouve bien dommage de faire chauffer et boire tiède (à cause de la chaleur) cette bonne eau puisée fraiche, et on n'a eu aucun problème à la boire directement à la source.


L'après-midi,ce n'est plus l'eau qui nous préoccupe, mais le chemin. De chemin large, dit"à charrette", il devient souvent chemin piéton, puis sentier, et ensuite, pffiouf ! Plus rien. Nous nous retrouvons alors en plein bois, ou en plein champ, ou, cas le plus fréquent, dans une cour de ferme. Là, nous trouvons généralement quelqu'un qui nous indique une direction approximative.
Aujourd'hui,nous cherchons celle de Gărda. Une vieille dame qui jardine avec bottes,collants, pulls et foulard nous renseigne. Mais Gărda, c'est loin, très loin. Elle nous fait passer à travers son potager pour rejoindre un petit chemin qui descend. De là, nous atterrissons dans un pré où nous rencontrons un vieux monsieur à qui redemander la route. Il nous mène dans son hameau et nous présente à ses deux voisins : deux étrangers, sacs au dos, égarés sans carte dans le secteur, c'est l'attraction de l'année ! Nous en profitons pour demander à nouveau une source, mais le monsieur court remplir notre bouteille à son robinet. Pendant ce temps, les voisins nous indiquent des marques jaune et blanc qui balisent un chemin. Exactement les mêmes que nous avions aperçues en début de rando et que j'avais prises pour des marques de poteaux électriques...Là, il y en a partout, impossible de rater le chemin.
Nous les suivons un moment avant de les voir disparaître dans les bois (quelle surprise !), juste quand nous en avons vraiment besoin. Nous descendons un talweg le long d'une pente douce en herbe, puis rejoignons un chemin dans les bois. Nous en sommes pas étonnés quand celui-ci se volatilise comme les précédents. A force de descendre, nous arrivons au bord d'une rivière derrière laquelle nous apercevons... une route ! Une fois la rivière traversée (à gué),il n'y a plus qu'à suivre la route : elle devrait nous conduire quelque part.Bon, en fait de route, ce sont des plaques en béton qui font bien mal aux pieds. Elle est de plus en plus encaissée au fond d'une gorge, à l'ombre de laquelle des congères perdurent ; ça nous rappelle que - malgré la chaleur - l'hiver est récent, et plutôt rigoureux dans le secteur.


Au passage, nous visitons une grotte aménagée, assez fraîche par contraste avec la chaleur ambiante, nous passons dans d'étroits défilés au bord (voire au-dessus)de la rivière.
Et au bout de la route, il y a ... Gărda de Sus ! Nous y dénichons une cazare, partagée avec des Hongrois, et un resto qui nous sert un dîner "traditionnel" de la montagne.

De Gărda de Sus à Alba Iulia, lundi 30 avril 2012


Dès notre réveil, à Gărda, nous cherchons le centre d'information. En vain. Il est pourtant indiqué sur tous les plans qui ornent le carrefour principal du village et signalé dans le Routard... Sur un des plans, nous repérons un chemin sympa en direction d'Arieşeni. Nous voilà donc repartis.


Nous empruntons d'abord une route non goudronnée (notée comme telle sur les plans), hyper poussiéreuse et assez fréquentée, puis un sentier balisé. Nous perdons les balises dans les bois, comme d'habitude. Il y a tellement de scieries et d'arbres abattus partout que nous nous nous demandons si ce n'est pas là l'explication des balises qui s'évaporent...
Nous rattrapons un chemin qui grimpe jusqu'à un col. Là, nous retrouvons nos balises. La descente est tranquille, nous apercevons Arieşeni au fond de la vallée. Un homme qui laboure avec son cheval s'arrête à notre hauteur et nous confirme la route. Nous nous posons pour déjeuner peu avant le village.


Dès notre arrivée à Arieşeni, nous cherchons l'arrêt de car. Il n'y a aucun panneau, nous allons donc au centre d'information, constitué d'une sorte de boutique de souvenirs vide au fond d'une cour. Alors que nous approchons, une dame nous interpelle : "Le centre d'information, c'est moi !" Elle s'excuse de ne pas avoir encore ouvert car elle n'a pas encore mis le chauffage... Précisons que depuis notre arrivée en Roumanie, nous supportons tout juste les pantalons et tee-shirts, et que, la veille, nous avons pris des coups de soleil cuisants... La dame nous donne les horaires de bus de l'an dernier. Il est 14h15, et le car pour Alba Iulia passait à 14h10 en 2011, mais peut-être à 14h30 cette année...
Nous partons en direction de l'arrêt, au centre du village, sans perdre de temps. Et voilà justement le car qui arrive ! Nous passons à la vitesse supérieure, il nous attend. C'est parti pour Alba Iulia ! Enfin, presque. Quelques kilomètres plus loin, le bus fait une pause de 30 minutes devant un restaurant, à la station de ski de Gărda-Arieşeni.

Nous repartons entre les montagnes, repassons à Gărda puis Albac et Campeni avant de prendre la grande route d'Alba Iulia. Nous profitons du voyage pour observer le paysage. Quand les champs sont vastes, les tracteurs remplacent les charrues à cheval, mais nous apercevons quand même une charrue... à bœufs ! Des chevaux, nous en avons vu dans toutes les fermes de montagne. Nous avons vu quelques tracteurs, parfois, mais la charrette ancestrale n'était jamais bien loin.

Les maisons roumaines sont plutôt jolies, souvent en bois peint, avec des toits en métal. Il n'y a pas de jardin d'agrément autour comme en France, mais on voit que c'est bien tenu. Parfois, nous longeons des hameaux tout à fait différents,des maisons en planches et en toiles, les unes sur les autres. Nous apprendrons plus tard que ce sont là des villages de Roms.

Nous arrivons à Alba Iulia sans encombre. Nous ne savons pas trop où nous sommes par rapport au centre-ville ni où se trouve la maison de Stéphanie, qui nous a invités chez elle ce soir. Nous ne trouvons pas de plan de la ville, ni à la gare ni à la gare routière.
Nous demandons à un taxi, je lui montre l'adresse de Stéphanie. Il voit bien que nous sommes un peu perdus, alors il nous fait passer devant son immeuble puis nous emmène à la citadelle (cetatea). Là, il gare sa voiture, refuse d’être payé plus de 6 lei (~1,70€), et descend faire quelques pas avec nous. Il nous montre la citadelle, discute de l'histoire de la ville, des religions, de la vie ici, des touristes qu'il croise, etc. C'est une rencontre très sympa. Il s'appelle Marian et nous laisse son numéro de téléphone en cas de problème.
Nous visitons la citadelle et sa cathédrale orthodoxe (à la décoration ultra-chargée, mais à la fraîcheur bien agréable) avant de nous rendre à pied chez Stéphanie.


Elle habite dans un immeuble qui date de l'ère communiste : tout en béton avec une grande porte métallique et un hall bien glauque. Mais l'accueil que nous réservent Stéphanie et Emmanuel, son mari, est chaleureux et sympathique. Il se trouve qu'Emmanuel est ornithologue amateur, comme Antoine. Un pic-épeiche handicapé vit en liberté dans leur appartement. Nous discutons de tout et de rien autour d'une bière : la Roumanie, les oiseaux, etc. Stéphanie nous avait donné quelques renseignements sur le pays avant notre départ, nous lui faisons part à notre tour de nos impressions.
Nos hôtes nous emmènent dîner dans un resto qui fait de la cuisine traditionnelle. Le repas y est copieux et délicieux. Nous y buvons une deuxième bière et un verre d'un alcool tiré de la cave personnelle du patron, une eau-de-vie de quelque chose qui nous monte très vite à la tête. Ici, la tolérance au volant est 0° d'alcool : heureusement que nous n'avions pas besoin de conduire pour rentrer !