Dès notre réveil, à Gărda, nous cherchons le centre d'information. En vain. Il est pourtant indiqué sur tous les plans qui ornent le carrefour principal du village et signalé dans le Routard... Sur un des plans, nous repérons un chemin sympa en direction d'Arieşeni. Nous voilà donc repartis.
Nous empruntons d'abord une route non goudronnée (notée comme telle sur les plans), hyper poussiéreuse et assez fréquentée, puis un sentier balisé. Nous perdons les balises dans les bois, comme d'habitude. Il y a tellement de scieries et d'arbres abattus partout que nous nous nous demandons si ce n'est pas là l'explication des balises qui s'évaporent...
Nous rattrapons un chemin qui grimpe jusqu'à un col. Là, nous retrouvons nos balises. La descente est tranquille, nous apercevons Arieşeni au fond de la vallée. Un homme qui laboure avec son cheval s'arrête à notre hauteur et nous confirme la route. Nous nous posons pour déjeuner peu avant le village.
Dès notre arrivée à Arieşeni, nous cherchons l'arrêt de car. Il n'y a aucun panneau, nous allons donc au centre d'information, constitué d'une sorte de boutique de souvenirs vide au fond d'une cour. Alors que nous approchons, une dame nous interpelle : "Le centre d'information, c'est moi !" Elle s'excuse de ne pas avoir encore ouvert car elle n'a pas encore mis le chauffage... Précisons que depuis notre arrivée en Roumanie, nous supportons tout juste les pantalons et tee-shirts, et que, la veille, nous avons pris des coups de soleil cuisants... La dame nous donne les horaires de bus de l'an dernier. Il est 14h15, et le car pour Alba Iulia passait à 14h10 en 2011, mais peut-être à 14h30 cette année...
Nous partons en direction de l'arrêt, au centre du village, sans perdre de temps. Et voilà justement le car qui arrive ! Nous passons à la vitesse supérieure, il nous attend. C'est parti pour Alba Iulia ! Enfin, presque. Quelques kilomètres plus loin, le bus fait une pause de 30 minutes devant un restaurant, à la station de ski de Gărda-Arieşeni.
Nous repartons entre les montagnes, repassons à Gărda puis Albac et Campeni avant de prendre la grande route d'Alba Iulia. Nous profitons du voyage pour observer le paysage. Quand les champs sont vastes, les tracteurs remplacent les charrues à cheval, mais nous apercevons quand même une charrue... à bœufs ! Des chevaux, nous en avons vu dans toutes les fermes de montagne. Nous avons vu quelques tracteurs, parfois, mais la charrette ancestrale n'était jamais bien loin.
Les maisons roumaines sont plutôt jolies, souvent en bois peint, avec des toits en métal. Il n'y a pas de jardin d'agrément autour comme en France, mais on voit que c'est bien tenu. Parfois, nous longeons des hameaux tout à fait différents,des maisons en planches et en toiles, les unes sur les autres. Nous apprendrons plus tard que ce sont là des villages de Roms.
Nous arrivons à Alba Iulia sans encombre. Nous ne savons pas trop où nous sommes par rapport au centre-ville ni où se trouve la maison de Stéphanie, qui nous a invités chez elle ce soir. Nous ne trouvons pas de plan de la ville, ni à la gare ni à la gare routière.
Nous demandons à un taxi, je lui montre l'adresse de Stéphanie. Il voit bien que nous sommes un peu perdus, alors il nous fait passer devant son immeuble puis nous emmène à la citadelle (cetatea). Là, il gare sa voiture, refuse d’être payé plus de 6 lei (~1,70€), et descend faire quelques pas avec nous. Il nous montre la citadelle, discute de l'histoire de la ville, des religions, de la vie ici, des touristes qu'il croise, etc. C'est une rencontre très sympa. Il s'appelle Marian et nous laisse son numéro de téléphone en cas de problème.
Nous visitons la citadelle et sa cathédrale orthodoxe (à la décoration ultra-chargée, mais à la fraîcheur bien agréable) avant de nous rendre à pied chez Stéphanie.
Elle habite dans un immeuble qui date de l'ère communiste : tout en béton avec une grande porte métallique et un hall bien glauque. Mais l'accueil que nous réservent Stéphanie et Emmanuel, son mari, est chaleureux et sympathique. Il se trouve qu'Emmanuel est ornithologue amateur, comme Antoine. Un pic-épeiche handicapé vit en liberté dans leur appartement. Nous discutons de tout et de rien autour d'une bière : la Roumanie, les oiseaux, etc. Stéphanie nous avait donné quelques renseignements sur le pays avant notre départ, nous lui faisons part à notre tour de nos impressions.
Nos hôtes nous emmènent dîner dans un resto qui fait de la cuisine traditionnelle. Le repas y est copieux et délicieux. Nous y buvons une deuxième bière et un verre d'un alcool tiré de la cave personnelle du patron, une eau-de-vie de quelque chose qui nous monte très vite à la tête. Ici, la tolérance au volant est 0° d'alcool : heureusement que nous n'avions pas besoin de conduire pour rentrer !
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