Ce matin, Stéphanie nous emmène au marché en bas de chez elle, elle nous montre les petits commerces traditionnels. Nous achetons des placinte (placinta au singulier) toutes fraîches pour le petit déjeuner. Ce sont des genres de crêpes épaisses et fourrées à ce qu'on veut : confiture, fromage, chocolat, etc. C'est plutôt agréable de parcourir le marché avec quelqu'un qui le connaît. Au petit déjeuner, les placinte sont accompagnées de confiture et de yaourt : c'est délicieux!
Nous partons vers 10h30, Stéphanie nous emmène à la gare en voiture. Nous trouvons un train pour Sibiu puis Braşov qui part 45 minutes plus tard. Ça tombe à pic. Nous embarquons donc pour une journée de train. Ce n'est pas très rapide car nous traversons des montagnes. Nous pique-niquons à Sibiu avant la correspondance, devant le parking des taxis. Des Dacia Logan, plus précisément. Parce-qu'il n'y a que ça: tous les taxis sont des Logan, la diversité résidant uniquement dans la nuance de jaune de la carrosserie.
Dans le train pour Braşov, il fait une chaleur étouffante. Nous commençons à regretter la relative fraîcheur des Apuseni. A propos de montagnes, nous en apercevons encore beaucoup à travers la fenêtre du wagon ; certaines sont même enneigées.
A Braşov, nous repérons un bus qui part à Galaţi demain matin. Galaţi, c'est le point où s'effectue la traversée du Danube. Car notre objectif, maintenant, c'est de rallier le delta du Danube, zone ornithologique incontournable en Roumanie.
En attendant, nous descendons en centre-ville. Le premier hôtel repéré est fermé le 1er mai, mais nous en trouvons un autre dans une petite rue, une sorte d'auberge de jeunesse, avec les douches au fond du couloir.
Nous profitons de la soirée pour faire un tour dans la ville, en commençant par l'église noire (la"biserica neagră" en roumain, protestante), de dimensions impressionnantes rien qu'à l'extérieur. Dommage, elle est déjà fermée. Nous revenons sur la place du conseil ("piaţa sfatului"), d'allure très germanique avec sa tour de guet / maison du conseil au centre. Nos pas nous mènent ensuite à une des portes de la ville, puis dans la grande rue piétonne investie par les terrasses des restaurants. L'architecture de la ville dénote clairement l'origine saxonne de la ville, mais l'ambiance est méditerranéenne :le centre-ville est très vivant, plein de monde, et de nombreux magasins sont encore ouverts alors qu'il est près de 20h.
Le Routard vante un restaurant à l'ambiance médiévale sur la colline de la citadelle. Nous retraversons donc le parc dans cette direction et grimpons à l'assaut de la cetatea ("citadelle" en roumain). C'est drôlement haut et pentu, mais de là, nous avons une superbe vue sur Braşov et les collines qui l'entourent. Le resto est situé sur un des bastions, en plein vent, et l'ambiance médiévale est réduite au décor des sets de table. On y mange cependant assez bien, mais le vent est décidément très fort, nous sommes les derniers dîneurs et nous nous faisons littéralement virer sans dessert !! A force de fréquenter les restaurants roumains, nous finirons par nous rendre compte que le dessert doit être commandé dès le début du repas,avec les autres plats, et non pas à la fin comme en France. Le temps de comprendre ça, nous aurons raté un certain nombre de desserts...
Nous redescendons donc en centre-ville, encore bien animé, lui. Nous y achetons des placinte au fromage (moins bons que ceux du matin), et des sortes de bretzels frais à la noisette qui nous servent de dessert. Ce genre de pâtisserie se vend un peu partout dans les villes. Nous n'avions pas encore goûté ; c'est bon, mais un peu bourratif et écœurant tellement c'est gras et sucré.
Maintenant, il fait plus frais et la promenade nocturne est tout à fait agréable après la chaude journée que nous avons passée.

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