Le lever à 5h20 est douloureux. Nous sommes sur le quai dès 6h00, prêts à embarquer. Le voyage sur le Danube est rapide (1h30 contre 3h à l'aller).
De retour à Tulcea, rien n'a changé : les quais sont toujours en travaux, les marteaux-piqueurs toujours aussi assourdissants, les rabatteurs toujours en quête de clients. Nous achetons des corn cu gem pour le petit déjeuner : c'est une sorte de croissant fourré à la confiture, et c'est délicieux ! C'est juste difficile à prononcer...
Il n'est pas encore 9h00, nous voulons monter sans tarder dans le bus qui part pour Bucarest (Bucureşti en roumain). Raté, il n'y a plus de places. Je réserve, dans un sabir italiano-roumain qui fonctionne, pour le bus de 12h00.
L'attente ne nous abat pas : nous retournons à la boulangerie acheter d'autres corn cu gem ! Nous en profitons aussi pour visiter le musée de la Réserve, qui est plutôt intéressant.
A 11h30, retour à l'autogara, et cette fois, nous embarquons. Un arrêt en cours de route nous permet de goûter aux mici au gratar : ce sont des sortes de saucisses sans peau grillées ("gratar", c'est le barbecue, la grillade). Ça se mange, mais ça ne vaut pas les corn cu gem du matin !
C'est en milieu d'après-midi que nous arrivons à Bucarest. A la première impression, ce n'est pas très joli (des allures de Brest !?), nous apercevons des bâtiments énormes, notamment le Palais du Parlement. Des héritages de l'époque de Ceaușescu... En tout cas, Bucarest semble une capitale dynamique, moderne ou en passe de l'être, pleine de jeunes. C'est quelque chose qui nous frappe au cours de nos pérégrinations en ville.
Après réflexion sur le lieu idéal pour dormir, afin d'être le plus facilement possible à l'aéroport demain matin, nous décidons de poser nos sacs à l'hôtel Ibis du quartier de la gare, un hôtel immense comme on n'en avait plus vu depuis fort longtemps.
Puis nous partons dans le parc. Un très grand parc. Si on nous avait vanté Bucarest comme la capitale la plus moche d'Europe, le parc, lui, est très joli. Et même pas trop sale, comparé au reste du pays. Et pour cause : des bataillons d'éboueurs patrouillent en permanence. Nous apercevons quelques oiseaux ; le bruit est important pour faire des observations intéressantes et percevoir les chants, mais ça ne nous empêche pas de compléter et conclure notre liste d'espèce avec la Sitelle torchepot et le Pic épeiche (sauvage, cette fois). ça nous fait donc 81 espèces, c'est honorable en si peu de temps.
Nous allons dîner dans un des restaurants qui parsèment le parc quand nous nous apercevons que nous n'avons plus d'argent liquide sur nous. Le serveur nous confirme notre crainte : ils ne prennent pas les cartes bleues. Antoine ne trouve donc contraint à un rapide aller-retour à l'extérieur du parc (dans lequel nous avons erré un moment, d'où quelques difficultés à trouver une sortie) afin de dénicher un guichet automatique. Et c'est finalement à la nuit noire que nous repartons, via une place de l'Arc de Triomphe, rond-point près duquel trône une statue monumentale du général de Gaulle. Nous comprenons pourquoi Bucarest est parfois surnommée "le Paris des Balkans" !
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